STOP A l’AUSTERITE – Saint-Gilles : Pour un plan radical d’investissement publics.

STOP A l’AUSTERITE – Stop à l’austérité ! Pour un plan radical d’investissements publics

Saint-Gilles :
Pour un plan radical d’investissements publics
pour 4 écoles, 30 crêches, 3000 logements sociaux
et 850 emplois locaux décents,
sous gestion démocratique de la collectivité

 

Ce n’est pas à nous de payer les dettes des spéculateurs

Il y a 6 ans, lors des élections communales de 2012, Gauches Communes présentait les seules listes à défendre un plan radical d’investissements publics face à 30 années de désinvestissement public d’une ampleur inédite. Depuis lors, ce sous-investissement est devenu un important débat avec l’effondrement des tunnels et des chaussées à Bruxelles. La politique de mise à la diète drastique des services publics n’est pas seulement l’apanage des autorités fédérales et régionales. L’investissement public des communes belges a chuté de 4 milliards € en 2012 à 3 milliards € en 2016, soit une diminution de près de 25 % ! Cela aggrave les pénuries sociales déjà existantes.

On assiste également à une désastreuse diminution d’emplois locaux dans la fonction publique avec la suppression de 5.200 équivalents temps plein sur les 4 premières années de la législature communale. La diminution du personnel des communes et des CPAS implique la diminution des services à la population et en détruit la qualité.

En 2012,  nous avions averti les électeurs de cette perspective. Les finances des communes ont été particulièrement mise à mal avec la faillite de Dexia et du Holding Communal. Tous les investissements ont été perdus. Avec ce fiasco, la commune de Saint-Gilles a perdu 2,5 millions € annuellement. Ces six dernières années, la majorité PS-Sp.a-MR a épongé les dettes des spéculateurs sur le dos de la population.

Le programme de Gauches Communes repose sur une toute autre logique que les limites budgétaires volontairement imposées : celle de partir des besoins de la population et de trouver un chemin pour les combler.

Des loyers abordables pour des logements de qualités

A Saint-Gilles, il n’y a que 4,8 % de logements sociaux malgré une liste d’attente qui peut atteindre 10 ans. Cette pénurie entraine une augmentation spectaculaire des loyers au profit des spéculateurs immobiliers. La commune dispose de la deuxième plus grande régie foncière du pays. Elle ne crée que du logement public vers des couches plus aisées au détriment du logement social. Il s’agit d’une politique consciente de gentrification de nos quartiers pour en chasser les pauvres ! Il est nécessaire de disposer de 20 % de logements sociaux dans l’immobilier afin d’exercer une réelle pression à la baisse sur les loyers privés. Cela nécessite la création de 3000 logements sociaux publics de qualité, écologiquement isolés, notamment via la reconversion des logements de la régie et la réquisition des immeubles vides.

Des écoles et des crèches en suffisance

En dépit d’une avancée en termes de nombre de places de crèches communales, il n’en existe toujours qu’une pour quatre enfants. Chaque enfant doit pouvoir disposer d’une place dans une crèche de sa commune sans qu’il ne faille se tourner vers le privé et ses tarifs prohibitifs. De la même manière, il faut arrêter de répondre au manque de places dans les écoles en bricolant des préfabriqués ou en aménageant des greniers. Nos enfants méritent une infrastructure scolaire de qualité ! 6 écoles, maternelles et primaires, c’est insuffisant. Nous devons créer 4 nouvelles écoles communales et 30 nouvelles crèches.

Des emplois locaux décents

Pour augmenter la qualité des services et lutter contre le chômage – qui est de 27 % dans la commune – il est nécessaire de créer 850 emplois locaux décents. Nous pouvons réaliser cela via la semaine des 30h sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, via la transformation des articles 60 en vrais emplois communaux et via l’embauche de personnel supplémentaire pour faire face aux pénuries.

De la démocratie formelle vers la démocratie réelle

Nous proposons de mettre en place des conseils de quartier ainsi que sur les lieux de travail dans les services communaux, de faciliter les interpellations communales pour des groupes citoyens organisés, d’implémenter le référendum contraignant d’initiative citoyenne, des forums de débats, etc. Il faut la possibilité de révoquer les élus qui ne tiennent pas leurs promesses électorales.

Tout comme le conseil communal s’est déclaré ‘‘commune hospitalière‘‘, Saint-Gilles est également signataire de la plateforme ‘‘Maires pour la Paix’’ qui exige l’abolition totale des armes nucléaires. Dans la pratique, ce sont des discours creux. La commune doit s’attaquer aux intolérables et injustes inégalités qui conduisent à la montée des fondamentalismes, du racisme, du sexisme, aux replis identitaires, aux violences physiques, économiques, à la détresse des migrants, des sans-papiers et sans domicile fixe.

Pour une alternative à l’austérité

Irréaliste? Revenons sur les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises du Bel 20 qui viennent encore d’augmenter leurs profits annuels de 7 milliards € supplémentaires. Enterrons définitivement l’achat de nouveaux avions de chasse dont l’ensemble des coûts s’élèverait à plus de 15 milliards €. Stoppons la privatisation de Belfius et nationalisons l’ensemble du secteur bancaire  sous contrôle démocratique de la collectivité pour que l’argent de l’épargne serve de source de financement  aux investissements publics nécessaires et non pas à la spéculation. Refusons le payement de la dette, sauf sur base de besoins prouvés. Renationalisons le secteur de l’énergie dont la privatisation a coûté près de 200 millions € de perte annuelle aux communes. Prenons en mains les secteurs vitaux de l’économie sous gestion publique et démocratique pour une économie orientée vers les besoins de la population et non les profits d’une petite minorité.

Une élue Gauches Communes peut faire une différence à gauche. Elle pourrait utiliser sa position d’élue, de concert avec les conseillers de gauche qui le souhaitent, pour prendre des initiatives visant à renforcer la mobilisation sociale et le rapport de force en faveur des travailleurs et de leur famille pour briser les carcans financiers et législatifs du fédéral et des régions qui imposent l’austérité dans les communes.

Contrairement aux politiciens, les candidats de Gauches Communes s’engagent :

  • à développer la résistance active contres ces politiques injustes et à ne pas participer à une coalition pro-austérité.
  • à vivre avec le revenu moyen d’un travailleur et à ne pas s’enrichir avec plusieurs mandats rémunérés. Le reste serait entièrement consacré à construire et soutenir la résistance aux attaques antisociales.
  • à représenter les prises de décisions collectives et démocratiques des militants et sympathisants.

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