STOP aux SAC et à l’AUSTERITE ! Non à la répression luttons pour une politique sociale !

STOP aux SAC  et à l’AUSTERITE !

Non à la répression, luttons pour une politique sociale !

26 octobre 2013, 2000 jeunes sont dans la rue contre la nouvelle loi du gouvernement et contre l’ensemble du système des Sanctions Administratives Communales (SAC). 85 organisations de jeunesse ont ainsi répondu à l’appel des campagnes StopSAC.be et TegenGAS.be d’opposer aux amendes administratives données par les communes, une politique sociale pour résoudre le problème des incivilités. Avec la nouvelle loi, les SAC pourront aller jusqu’à 350 €, et être données dès l’âge de 14 ans (contre 16 jusqu’ici).

Ces amendes sont le plus souvent utilisées pour sanctionner le fait de mettre son sac poubelle dehors au mauvais moment ou jeter son mégot de cigarette par terre. L’arbitraire règne totalement car les bourgmestres sont juge et partie. On a ainsi affaire à une véritable justice de “shérif” qui entraîne inévitablement son lot d’absurdités et d’injustices : une SAC a, par exemple, été donnée à une dame pour avoir décoré d’un pot de fleurs le bas de sa porte à Schaerbeek. Elles sont aussi utilisées pour limiter la liberté d’expression. Par exemple, le bourgmestre de Bruxelles les a utilisées contre une manifestation pacifique qui dénonçait l’austérité en Europe.

A Saint-Gilles, Picqué = promoteur des SAC

Lors du conseil communal d’octobre, le bourgmestre Charles Picqué a été interpellé sur sa vision concernant les SAC à Saint-Gilles. Le bourgmestre a répondu qu’il est lui-même un des pionniers des SAC et est particulièrement content que le gouvernement ait décidé d’en élargir les possibilités. Par ailleurs, il explique n’avoir aucun problème de donner des SAC à des jeunes de 14 ans, car, selon lui, la loi prévoit assez de garanties contre l’utilisation arbitraire des SAC. Il appelait d’ailleurs la fraction CdH de demander à leur ministre Milquet de publier les Arrêtés Royaux pour la loi le plus vite possible, pour qu’à Saint-Gilles aussi il puisse durcir la réglementation des SAC !

Quel avenir pour la jeunesse ?

Le taux de chômage à Bruxelles pour les jeunes s’élève à plus de 30% et dans certains quartiers il dépasse même les 50%. L’emploi précaire est quasiment la norme pour la jeunesse avec des jobs en intérim, à temps partiels, titres-services, ACS, travail au noir etc. Le ministre-président de la région, Vervoort, ne va pas créer de nouveaux emplois décents, il n’offre que des stages non rémunérés en entreprises et des emplois subventionnés qui en remplaceront d’autres existants. Comment s’étonner que dans de telles conditions des actes d’incivilités ne se développent, particulièrement dans les quartiers les plus défavorisés ? Mais répondre à ce malaise social par des amendes aggrave le problème plutôt que de s’en prendre à ces causes. De plus les SAC servent à criminaliser le fait d’être jeune, assimilant volontairement la «fougue de la jeunesse» à une incivilité !

Leur réponse aux incivilités, la pauvreté et le chômage ? 

Les politiciens font payer à la population la crise des banquiers et spéculateurs. Malgré le fait que les plus grandes entreprises continuent à faire des profits records, elles licencient et font des restructurations. A Bruxelles, 28,2% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Lors de chaque débat sur le budget, le gouvernement annonce de nouvelles coupes dans les services publics, soins de santé, salaires ou allocations. Les partis traditionnels n’ont aucune réponse, ne résolvent pas les problèmes en amont et ne font qu’augmenter la répression. De plus, les communes utilisent les SAC pour combler les trous dans leur budget. Par exemple, à Bruxelles-ville, 1 millions € ont été prévu pour engager des nouveaux fonctionnaires SAC, ce qui devrait leur rapporter 3 millions €.

Prévention et politique sociale, pas de répression !

Nous pensons que la criminalisation n’est pas la solution et qu’il faut avant tout des réponses sociales aux problèmes sociaux. Par exemple, nous pensons qu’il est illusoire de résoudre la situation des dépôts de déchets illégaux quand on continue à couper dans les services de ramassage de poubelles en diminuant la fréquence des récoltes, en fermant des parcs containers et en augmentant le prix des sacs poubelles.

Nous réclamons la mise en place d’un plan massif d’investissements publics. Un tel plan pourrait fournir à la population, des services publics gratuits et de qualité avec notamment un service de propreté plus régulier et efficace, des logements sociaux et des quartiers de qualité et agréables à vivre, des emplois décents pour les jeunes et un enseignement gratuit, de qualité et adapté à chacun ! Nous pouvons réaliser cela, en arrêtant la politique d’austérité qui détruit l’économie et nos vies, en refusant le paiement de la dette et en nationalisant les banques et les secteurs vitaux de l’économie sous contrôle démocratique.

 

 

27 février Saint-Gilles sans SAC: 

Interpellation du conseil communal 

par Anja Deschoemacker à 19h30.

Anja Deschoemacker, porte-parole de Gauches Communes interpellera le conseil pour proposer une commune de Saint-Gilles sans SAC et demander de répondre aux problèmes sociaux des jeunes et des Saint-Gillois et non pas durcir la réglementation communale. L’interpellation est ouverte au public et prendra place à 20h.  Un rendez-vous pour supporter cette interpellation est donné à 19h30 devant la maison communale.

15 mars Manifestation contre les violences policières 

à 18h Place Fontainas.

La Ligue des Droits de l’Homme recueille en moyenne quatre témoignages de “bavures” policières par semaine, sur le site de l’Observatoire des violences policières. Dans le cadre de la Journée Internationale contre les Brutalités Policières, la Campagne Stop Répression de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne appelle à une manifestation unitaire contre les violences policières et l’impunité.

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